Quand le coeur fait des extra...

En cette journée très froide de décembre, je n'avais rien de mieux à faire que de passer les plus belles heures d'ensoleillement en plein coeur de la salle d'attente de l'hôpital de Ste-Banlieue... mais cette fois-ci, contrairement à la coutume du temps des fêtes, la visite était pour moi. X-Boy lui, était bien sagement à l'école. Chanceux.

***

Mais qu'avais-je donc? C'est ce que je ne savais pas. Car malgré mes dix années d'expérience en diagnostics hors-norme et en analyses de symptômes, je n'avais aucune idée de ce qui se tramait dans mon "phare" intérieur. En effet, depuis dimanche, et ce, sans raison apparente, une lumière s'était mise à "tilter" dans mon coeur à intervalles réguliers de 5 ou 10 minutes. Et POUF, ça me frappait dans le coeur, comme si on me le cognait ou le serrait très fort afin de l'étouffer... le temps d'un battement.

Après deux jours à y être allée de mes hypothèses, je me suis décidée à aller voir "les grands" afin de mieux comprendre la désorganisation cardiaque qui me triture le rythme de façon singulière, disons-le ainsi...

Et c'est bien à contre-coeur (apprécions!) que je me suis stationnée dans l'antre-des-virus-et-pathologies-contagieuses... Mais bon, après avoir téléphoné à 1355 cliniques où l'on me répétait d'une voix mécanique que "aucune place n'est disponible en sans rendez-vous", après avoir tenté de rejoindre mon docteur "de famille" qui vit à 1h30 d'ici (et qui est en congé de maladie... ça arrive...), je me suis résignée à prendre un tit-numéro en prenant grand soin de ne PAS toucher avec mon doigt l'écran tactile contenant assurément un milliard de bactéries infectieuses. Argh.

Au triage, j'ai bafouillé en tentant d'expliquer que je faisais le contraire d'une tachycardie, mais en même temps, pas non plus une bradycardie. L'infirmière a souri et m'a demandé si j'étais suivie ici en cardiologie. Ce à quoi j'ai dû répondre non... et expliquer que mes connaissances en la matière me viennent des suivis serrés de fiston... Tout de go, elle m'a installé le saturomètre; tout était à 100%. La pression? Parfaite. Zéro fièvre. Restait l'électrocardiogramme.

On m'a demandé de m'asseoir sur une civière dans le corridor. Une technicienne est apparue à mes côtés, a fermé le grand rideau et m'a installé les électrodes en moins d'une minute. Une pro. Et zou, elle les a retirés. Je lui ai expliqué que "c'est parce que je n'ai pas eu "le" symptôme pendant ce trop court laps de temps, vous savez... ça me vient aux 5 ou aux 10 minutes...", mais bon, elle avait fait son boulot et zou, on m'a fait retourner dans la salle d'attente où logeaient une quarantaine de personnes avec qui je n'avais envie d'avoir aucun contact, malgré ma grande sympathie envers les humains en tous genres...

Trois heures ont filé, je me suis retrouvée en salle d'observation. Une autre heure plus tard, une gentille urgentologue s'est présentée, m'a demandé de lui expliquer mes symptômes, m'a parlé de son hypothèse et du fait que je devais passer un ECG (à nouveau) d'une plus longue durée afin de pouvoir capter un épisode. (logique Watson, imaginez si vous l'aviez fait au premier tour, le temps et l'argent qu'on aurait pu sauver? je dis ça de même...) Elle m'a demandé si je souffrais d'un dérèglement de la glande thyroïde, ce à quoi j'ai pu répondre que non, mais que chaque fois que je passe les tests, les résultats sont "borderline". Elle a donc demandé qu'on me prélève du nectar sanguin afin d'en avoir le coeur (oh!) net.

Avant de quitter, elle a planté son regard dans le mien et m'a demandé ceci, avec un large sourire de compassion:

- X-Mom... êtes-vous en grande fatigue en ce moment? À la fin de l'année, on l'est tous un peu...

- ...

- Vos symptômes peuvent découler d'un manque de sommeil, d'un trop-plein de stress...

- Je peux pleurer en vous parlant en 2 minutes, car je sais que votre temps est compté?

Elle s'est approchée de moi et je l'ai vue ouvrir ses oreilles à la bonne place.

- Je ne PEUX PAS être fatiguée... enfin oui, je peux, mais PAS à ce point-là. PAS au point où mon coeur décide de faire des niaiseries. Je n'ai PAS le temps de ne pas être bien, de me sentir comme si j'allais manquer d'air comme c'est le cas depuis 2 jours. J'ai un fils lourdement handicapé qui nécessite des soins constants... et bon, LUI, il arrête de respirer aux 4 minutes à cause de douleurs chroniques et bon, LUI, il souffre... pas moi... Il a 10 ans et il est fort et je n'accepterai pas que mon coeur me lâche de même, pour des niaiseries...

- !!! Des niaiseries, X-Mom? Vraiment?

- Mmm. Je sais que ce que je vis est hors-norme, mais justement, je le vis depuis tant d'années et je suis capable de le vivre... Je prends soin de moi; je fais du sport, je mange bien, je dors bien, je fais des siestes, je consulte une psy... Je ne comprends pas... qu'est-ce que je peux faire de plus?

- Rien, X-Mom. Et c'est ça que vous devez comprendre. Votre corps vous parle. Vous en faites ASSEZ. Vous faites CE QUE VOUS POUVEZ. Vous devez lâcher prise sur le reste. Votre corps vous demande de vous reposer pour continuer, justement.

- Et ça ne lui tentait pas de juste me donner des crampes dans les orteils à la place? Tsé, un coeur qui bat trop fort, me semble que ce n'est pas le meilleur des symptômes à cocher dans sa liste, non?

- Mais avoir un coeur qui donne autant, c'est un bon signe, non?

J'ai souri comme une gamine. J'aime tellement les gens qui ont de l'esprit. Elle a quitté la salle en riant très fort et en me disant de M'ALLONGER le temps que l'infirmière arrive. C'était "comme un ordre". Que j'ai suivi à la lettre.

Bien étendue sur la civière de la salle, j'ai laissé aller quelques larmes. Faut-il vraiment que je me rende à l'hôpital pour me reposer "sans culpabiliser"? Parce qu'ici, au moins, m'allonger en plein jour est "justifiable"?

J'ai eu le temps de réfléchir à ce foutu sentiment de culpabilité... Car j'ai beau dire que je prends soin de moi, mais au fond de mon coeur (ahaaah), il y a toujours ce fâcheux sentiment de culpabilité, voire de honte, de me reposer "en plein jour", alors que tout l'univers entier "travaille" (X-Man en premier) et fait tout pour que sa famille ne manque de rien...

La même technicienne qu'au petit matin est revenue avec sa machine pour faire un plus long ECG. Et cette fois, elle a pu capter un épisode "problématique" à la toute fin, soit après 10 minutes. (quand je dis que je dis la vérité...)

La doc-soleil est revenue avec un large sourire.

- Alors voilà! C'est ce que je pensais, vous avez une extrasystole!

- Ok... et c'est positif?

- Oui et non. Oui dans votre cas, car c'est spasmodique et que vous n'avez aucune arythmie associée. Et aucun vertige/sueur/perte de connaissance. C'est bénin. Et surtout, ça peut disparaître comme c'est arrivé. Plusieurs personnes ne les ressentent même pas.

- Mmm. On me dit hypersensible... Ceci expliquant cela, hein?

- Probablement. Allez, vous pouvez repartir le coeur léger. (oooooooooooh!) Je vous suggère ou plutôt je vous ordonne de vous reposer "pour vrai" (Sherlock était là!) pour le restant de la semaine et surtout, de vous rappeler que vous faites ce que vous pouvez faire. Votre corps a des limites, écoutez-le. Si vous avez une irrégularité dans vos prélèvements, je vous appelle. Sinon, oubliez-moi et passez un joyeux temps des fêtes!

Et zou, elle est sortie en riant.

***

Quand je suis embarquée dans la X-Boy Mobile, j'ai ressenti un fameux "pouf" dans mon coeur. En effet, mon coeur me parle "fort".

Et je vais l'écouter...

***

En continuant d'écrire. Car mon coeur ne palpite pas de la même façon chaque fois que je tape sur mon clavier.

Il vibre de bonheur et surtout, avec le sentiment que chaque mot déposé ici en est un de moins à porter toute seule.

X-Mom et l'ennemi intestinal!

X-Mom n'est jamais loin. Haha!

***

Parfois, j'envie X-Boy...

Parce que lui, quand il est invité à souper à l'extérieur, on lui apporte son tit-lunch-tout-parfait-pour-son-bedon-en-douleur-chronique et que personne (ou presque) ne passe son commentaire sur cette réalité alimentaire. Parce que Môsieur est atteint d'une maladie orpheline, parce qu'il a une "trollée" de spécialistes qui le scrutent des orteils aux cheveux et que surtout, il a de multiples diagnostics "vérifiables", il jouit d'une grande liberté de ne PAS se justifier de ne PAS manger "comme tout le monde" et personne n'exige d'explications détaillées-validées-par-Isabelle-Huot-tiens-et-si-tout-était-de-sa-faute! (ahahha!)

Tandis que moi, pauvre X-Mom à l'estomac ultra-souffrant, je ne bénéficie malheureusement pas de cette liberté d'expression alimentaire. Chaque fois que je dois manger à l'extérieur, je dois expliquer/justifier/prouver au restaurateur ou à l'hôte privé que je souffre d'une intolérance sévère, voire grave, à ces deux fameux éléments provenant de la vache (et du boeuf, ne soyons pas sexistes!), soit le lactose et la caséine (qui est la fameuse protéine bovine).

Et ici, je fais faire un coming out, je n'ai AUCUN plaisir à être intolérante à ces deux machins qui sont PARTOUT dans la nourriture transformée ou non!!! Je ne cherche AUCUNEMENT à être à la mode, à faire partie de ces gens-sans-vie qui se cherchent des bibittes et qui zou, voient une mode passer et décident d'y adhérer pour être "in" et surtout, attirer l'attention et faire pitié... Je vous le jure ici, sur la tête de X-Boy qui est remplie de vis de titane, que mon plus grand fantasme est de manger une pizza extra-fromage avec une croûte farcie et du pepperoni plein de méchant boeuf, avec pour accompagnement un plat de pâtes carbonara bien coulant et pour dessert, un assortiment de crèmes glacées molle-dure-ou-en-yogourt-peu-m'importerait-la-forme, pourvu que ça goûte... 

Si j'étais une scientifique, je travaillerais d'arrache-pied pour trouver une façon de tuer réellement le lactose et la caséine présents dans les aliments-ennemis et surtout, je trouverais un autre agent de remplissage que le lactose pour combler bien des besoins de consistance dans une multitude de produits transformés. 

Parce que NON, les produits SANS LACTOSE, ne sont PAS les bienvenus dans mon intestin. Même si vous êtes intolérants et que ça fonctionne donc bien pour vous (chanceux vous êtes), même si votre cousine est nutritionniste et vous JURE que les fromages à pâte dure ne contiennent PAS de lactose, même si je pourrais prendre des comprimés de lactase avant de manger pour mieux digérer, même si vous me dites que votre soeur a "juste un peu mal au ventre et que ça passe", JE NE PEUX PAS digérer les aliments contenant, ne serait-ce qu'un miniature 1%, de lactose ou de caséine.

Malheureusement pour moi, ce n'est PAS une allergie. Parce qu'à ce moment-là, on me ficherait la paix. Si je me baladais avec un Epipen, personne ne m'obstinerait, on me croirait sur parole... et je ne dis pas que ceux qui doivent transporter un injecteur sont chanceux, soyons réalistes. 

Mais le fait qu'une intolérance ne soit pas considérée comme étant à très haut risque crée un sentiment de "ben voyons donc, voir si c'est si pire que ça" chez beaucoup trop de personnes qui ne vivent pas ce genre de problématique. Le dicton qui dit qu'il faut le vivre pour le comprendre s'applique réellement dans ce genre de situation...

Vous voulez savoir (car vous me posez tous la question quand je vous parle du fait que non, le feta, je ne le digérerai pas dans votre mignonne salade composée...) ce que ça me cause, comme "effets secondaires". Eh bien voilà. De un, c'est un reflux gastro-oesophagien violent. (Celles qui ont eu du reflux lors de leur fin de grossesse pourront comprendre...). Ensuite, la nausée immédiate, avec ou sans résultats. (j'espère que vous ne lunchez pas en lisant tout ça...). Tout de suite après, les maux de ventre atroces. Pas le genre de mal de ventre qui se terminera en un gaz malodorant. Non ici, ce sont des crampes ultra-douloureuses qui me causeront des sueurs froides (et chaudes) et qui me forceront à évacuer sur Madame-Toilette pendant des heures durant. Et ce joli manège entraînera des étourdissements et une incapacité de digérer quoi que ce soit d'autre dans les prochaines 24 heures. Bref, c'est comme une gastro-éclair. Avec une haleine à tuer les mouches en prime.

Vous me souhaitez ça?

Vous me direz que non, évidemment.

Soit.

Alors, quand vous m'invitez à partager un repas, lorsque je vous pose les questions suivantes:
- y'a-t-il des produits laitiers (ou du boeuf) dans le menu?
ça inclut de me dire RÉELLEMENT s'il y a du beurre, du lait ou de la crème dans votre préparation. 

Que vous en ayez utilisé une seule cuillère à thé pour dorer la croûte d'une tarte, pour saisir le poisson, qu'il y ait du lactose dans votre panure de poulet, juste un tit-peu de crème dans votre potage, du lait dans votre purée de pommes de terre... je devrai décliner, avec une grande tristesse, sachez-le, l'offre si généreuse que vous me faites... Et même si vous avez des craquelins en entrée, il se peut que je doive vous demander si je peux lire l'étiquette, car le lactose se cache dans tellement d'aliments insoupçonnés... 

*Deux exemples: les fameux Crispy Minis - qui ne sont pourtant que des galettes de riz miniatures assaisonnées! - contiennent du lactose. Je l'ai appris à mes dépends, ne croyant pas cela possible... Et le sirop d'érable: plusieurs producteurs utilisent du beurre pour faire réduire la mousse lors de la production du sirop dans les cuves à gros bouillons et malheureusement, cette utilisation du lactose n'est jamais mentionnée sur l'étiquette commerciale... Combien de fois ai-je été malade après avoir mangé de la tire? Je bénis le jour où j'ai croisé une "intolérante" qui m'a fait part de cette réalité... heureusement, j'ai trouvé un producteur qui n'utilise pas de beurre et je cuisiner avec ce sirop d'érable dans le pur bonheur!!!* 

Si je refuse de manger ce que vous avez préparé avec tant de passion et de dévotion, ce n'est certes pas pour vous contrarier. Il ne faut jamais, de grâce, le prendre comme un affront... Je ne recherche aucunement à vous blesser ou à vous insulter dans vos qualités d'hôte... 

J'ai lu dans une revue dernièrement, que lorsque les gens reçoivent des invités, leur but premier est de les rendre heureux et de les accueillir pour qu'ils soient le plus confortables possible dans leur demeure... Alors si vous souhaitez mon bonheur, acceptez que j'apporte mon repas (si nécessaire) et que je puisse, moi aussi, profiter d'un moment mémorable à vos côtés, sans devoir quitter beaucoup plus tôt que prévu ou encore pire, rentrer chez moi, quelques heures plus tard, et souffrir pendant des heures tout en devant, ne l'oubliez pas, continuer de m'occuper de X-Boy qui lui, nécessite des soins constants... 

Considérez le fait que les intolérances ressemblent aux virus. Si vous avez la grippe (et on parle de la vraie!), inviterez-vous vos amis à festoyer avec vous? Non, car vous pourriez les rendre très malades. Et bien c'est la même chose pour ma relation avec le lactose... Vous m'invitez en même temps que X-Man (qui n'a AUCUNE intolérance, ouf!) et que d'autres convives à l'estomac "normal" et votre idée de menu contient du lait, des fromages et de la crème? Faites votre menu sans vous soucier de moi. Je ne le prendrai JAMAIS comme un affront. 

Au contraire, je serai heureuse que vous ayez cuisiné ce dont VOUS avez envie et que tout le monde à la table se régale. Mais je ferai quoi dans une telle situation? Tout simplement, je m'apporterai un petit lunch que je mangerai sans rancune (niet) à vos côtés. Et je serai tout simplement soulagée de ne pas avoir à me soucier de rien. Je n'ai rien d'une épicurienne qui vit pour manger... je préfère de loin la bonne compagnie et la présence des autres!

Et si vous êtes invités chez nous, il se peut que vous mangiez "comme moi", sans produits laitiers ni boeuf, si le menu s'y prête. Mais si, au contraire, personne d'autre n'a cette tare alimentaire, X-Man et moi nous lâcherons lousses dans la confection d'un menu hautement "lactosé", car c'est vachement (ahha) plus simple à cuisiner et que ça décuple de façon exponentielle l'élaboration d'un menu! 

Et de mon côté, je me contenterai d'un menu "X-Mom friendly" que j'aurai déjà sous la main... et vous quitterez en ne pensant même pas à "mon" intolérance... car quand je suis chez moi, elle fait partie des meubles (et des électroménagers! ahahha) et personne n'y prête réellement attention.

***

En conclusion, lorsque je vous dirai que je suis intolérante au lactose et à la caséine, vous pouvez m'exprimer votre regret, votre tristesse, votre admiration (car vous ne pourriez "jamais" vivre sans fromage... mais je vous confirme que je suis bien en vie!), mais ne tentez pas de me convaincre que "c'est dans ma tête"... Ce genre de répliques, je les ai toutes entendues... Les études? Je les ai presque toutes lues. Les tests, je les ai faits. Et les effets secondaires, X-Man peut vous les décrire en 4 dimensions... 

Vous pensez peut-être que moins je mangerai de produits avec du lactose, moins je serai tolérante. Cela peut s'avérer pour certaines personnes. Mais dans mon cas, je suis rendue au point de non-retour. Je ne possède plus du tout la capacité de produire du lactase, cet enzyme qui rend le lactose digeste chez l'humain. Mon intestin reçoit le lactose comme un ennemi à abattre et rien, dans la médecine actuelle, ne peut rétablir cette situation. Par ailleurs, sachez que la présence du lactase chez l'humain s'amenuise au fil des ans chez presque toutes les populations qui la possédait à la naissance (car certaines ne l'ont pas)... Ainsi, en vieillissant, nombre de personnes souffriront de cette intolérance et ne feront pas nécessairement le lien... ou vivront peut-être dans un déni "semi-confortable"? 

Car qui veut cesser de manger du Nutella sur ses toasts? De mettre du fromage à la crème sur ses bagels? De mettre du lait dans son café? De manger de la poutine sans le fameux fromage qui fait scouic-scouic? De manger seulement des raisins dans un vin et fromages?

Personne.

Point final.


Aimer son mou...

Combien de fois, depuis mon enfance, ai-je entendu dire que "quand tu vas vieillir, tu vas voir, tout va ramollir et s'affaisser"... (Bon, on ne disait pas "affaisser", mais "descendre vers le bas", mais les pléonasmes m'agacent plus à l'écrit qu'à l'oral. Chacun ses TOC).

À huit mois de ma quarantaine, je constate en effet que le tit-gras-de-bebye du bras se ramollit si je ne l'entretiens pas à grand coups d'haltères-fiston (soulever un fils de 20 kilos 20 X jour EST un gym portatif très peu coûteux, je vous le loue si vous le souhaitez!) ou si par exemple, un soir de défoulement alimentaire mensuel (et menstruel, hé oui), je me vautre dans un sac de croustilles nature...

Je constate également qu'il y a deux façons de voir "son mou".

1- On l'accepte et l'on s'affiche telle une Guylaine Guay qui se montre la rondeur en public en toute fierté...

2- On se déteste en silence *ou à voix haute* et l'on tente de se cacher le bourrelet à coups de chandails un peu amples, de gaines-si-nécessaire-pour-une-soirée-en-robe-chic ou encore avec une astuce consistant à ne pas sortir. Mais cette dernière option est intense et si vous la croyez bonne, de grâce (ou de grasse, haha), consultez immédiatement!

Ma façon de me percevoir s'avère tristement dans le deuxième camp où mon corps, qui pourtant me permet d'accomplir de magnifiques exploits tels que vivre et d'avoir donné la vie, m'apparaît comme étant rempli d'imperfections et surtout, de "gras mal placé". ET ici, ne m'écrivez pas que je ne suis pas grosse et que vous l'êtes 100 fois plus que moi, je cherche à me départir de cette mauvaise perception de mon enveloppe charnelle et ça passera ce soir par l'écriture. (Reste que ça coûte vachement moins cher qu'un psy et en même temps, ça me fait brûler des calories par le clavier! hahahah!)

Ceci étant dit, je m'aperçois que cette vision intérieure erronée est ancrée dans mes neurones depuis ma jolie enfance où, étant croquable à souhait avec mes cheveux platine et mes joues roses de bonheur, j'affichais un corps ni trop mince, ni trop large. "Correct", comme je le qualifie quand je regarde des photos. Sauf que ce corps "moyen" s'est endimanché d'un surplus de gras vers mes 10 ans et qu'en plus d'avoir affaire à des commentaires négatifs de la part d'un père-à-la-mentalité-plutôt-machiste (il le sait, ne vous en faites pas), j'ai eu affaire à un imbécile de camarade de classe... Ce gamin, probablement parce qu'il était roux et que toute le monde se moquait de lui, s'est mis à me traiter de "Bouboule" à qui mieux-mieux de la cinquième année jusqu'à la toute fin de mon secondaire... où là, des seins et des hanches ont remplacé mon corps-en-forme-de-pomme et où j'avais enfin trouvé une façon de le faire taire, cet abruti... soit en le plaquant par terre en plein corridor et en lui criant de fermer sa gueule de marde devant tous ses amis. (Ce n'était pas LA façon idéale d'agir, mais bon... dans ce temps-là, l'intimidation n'était pas à la mode).

Pendant mon secondaire, j'ai tenté, par des moyens insensés, de perdre ce surplus de poids. Ne pas déjeuner, me faire un lunch chaque jour et le jeter ensuite chaque midi, manger seulement 6 biscuits soda le midi (et me demander pourquoi je mangeais un sac de chips en cachette dans l'autobus sur le trajet du retour..) et autres stratagèmes on ne peut plus réfléchis.

Une fois partie en appartement pour le cégep, cette obsession de la minceur est devenue moins forte puisque je goûtais à une liberté et que mes études en lettres me remplissaient le cerveau de pur bonheur. Je découvrais une nourriture intellectuelle qui me permettait de m'épanouir et de me dire que le talent se fout carrément de l'enveloppe. Et que manger trois repas par jour était vraiment plus sain pour pouvoir assister à mes cours (et à tous les partys) sans avoir l'impression d'être sur un navire en haute mer très houleuse.

Tout de même, l'idée que mon corps était une réplique du Bonhomme Michelin me restait en tête et assombrissait mon quotidien, car jamais je ne fus et ne serai une "grande mince" comme je l'aurais tant souhaité...

Et encore aujourd'hui, quand je fréquente le miroir, je vois en premier "ce qui dépasse" et "ce qui ne devrait pas être là". Et sincèrement, je suis de plus en plus lasse de me détester. Ce sentiment ne m'apporte rien. En fait oui, ça m'apporte une lourdeur encore plus grande et celle-là, elle est bien réelle, bien qu'invisible.

Il est si difficile de s'accepter. De se voir avec les yeux de son amoureux qui nous trouve belle depuis le tout début. Malgré la grossesse, les hormones qui swinguent et les années qui passent. De s'aimer avec les yeux de son enfant pour qui nous sommes une mannequin-princesse.

Et c'est d'une tristesse, sincèrement.

Les discours ambiants sont désormais tellement axés sur l'importance de la santé; il faut réapprendre à manger à satiété, manger bio, manger peu mais souvent, manger protéiné, manger végé, avoir un poids santé (le fameux IMC), éviter le sucre, l'alcool, le gras, lire les étiquettes, avoir une Fitbit pour compter nos pas, installer des applications qui calculent nos calories...

Chaque jour, j'entends au moins un commentaire sur le poids d'une personne publique ou non. Que ce soit à la radio, à la télé (fiction ou réalité) ou sur les réseaux sociaux (là où ça se gâte!), on dirait que parler du corps de l'autre est devenu aussi banal que de parler de la météo!

Dans les réunions familiales, impossible de ne pas entendre un "mais t'as maigri, toi?", un "ouain, tu profites!", un "je fais un régime sans glucides" ou un "tu ne devrais pas manger de dessert, ton grand-père faisait du diabète"... Trouvez-moi un party de bureau où l'on ne va pas parler de "Suzie qui avait une robe bien trop moulante et qui avait l'air d'un rôti" et d'une soirée de gala où personne ne commentera le fait que "l'animateur est rendu dans la cinquantaine et que ça paraît"...

Pourquoi doit-on toujours parler d'un surplus ou d'un manque de poids?

Et pourquoi moi, en cette belle soirée de décembre, j'en parle aussi?

Parce qu'on en parle trop justement et que je crois qu'il faut nommer ce problème.

Je ne dis pas qu'il faut se mettre la tête dans le sable et ne pas écouter son médecin qui nous prévient que notre corps ne "tiendra pas la route si l'on continue ainsi" (si c'est le cas), mais je dis qu'il y a des sujets de discussions propres à l'humain qui sont mille fois plus intéressants.

Surtout lorsque l'on est avec les gens que l'on aime. Car nos enfants grandissent en même temps que nous et même s'ils ne veulent jamais nous ressembler, ils répéteront inconsciemment nos phrases communes et nos comportements en société.

En ce temps des fêtes qui approche, je vais faire cette demande directe à mon entourage. Aucun commentaire sur le corps de personne.

Sinon, ça sera un dollar dans un pot commun.

Et cet argent, je le donnerai à mon fils.

Parce que lui, il ne parle pas.

Parce que lui, dans son monde, tout le monde est proportionnel à son coeur.

Et son coeur, lui, il inclut toute la diversité corporelle qui existe devant ses yeux.





X-Mom strikes back!

Bon, je me rends compte qu'il est difficile de sortir X-Mom de mon quotidien. Si vous le permettez, je lui laisserai la parole, quelques fois par-ci, par-là. Parce qu'elle a des choses à dire, cette vilaine...

***

Quand j'ose sortir la X-Boy-Mobile (avec X-Boy, dah!) pour faire des courses, je me prépare tout un attirail de survie. Car désormais âgé de 10 ans, ce n'est plus un mignon petit sac à couches que je traîne, mais une cargaison roulante de prévention du débordement urino-fécal! (ark, juste le mot, hein?). Et je trimbale également un piqué format King Size, un pantalon et un chandail de rechange, un gros pot de pâte d'hyle (miam...), des foulards-à-bave, un sac à lunch avec une collation et des jouets pas-trop-dérangeants pour ne pas faire sursauter tous les inconnus que nous croiserons dans les allées de soit l'épicerie, soit la pharmacie, soit le centre commercial quand vraiment, aucune autre option que d'y emmener le gamin ne s'était offerte à moi.

Juste à en parler, j'ai envie d'aller me recouvrir de couvertures en polar et de dormir jusqu'à demain!

Mais avant tout, pour me RENDRE dans les corridors commerciaux, il faut que je puisse SORTIR de la X-Boy-Mobile. Ce qui peut s'avérer fastidieux, complexe, épuisant. Et surtout frustrant.

Et c'est ici que X-Mom va se faire aller le chiâlage, mes amis.

***
Avis à tous les magasineux-magasineuses qui ONT des jambes FONCTIONNELLES : MARCHER EST UNE OPTION SANTÉ ET NÉCESSAIRE dans un stationnement!!! Utiliser vos jambes pour faire les quelques pas qui vous séparent du dehors-de-votre-char au dedans-du-magasin est p-o-s-s-i-b-l-e et tellement beau..

Parce que oui, marcher est un BEAU mouvement. C'est THE mouvement de base de l'être humain, qui, après sa première année de vie sur terre où il imite de un, la chenille et de deux, le chat, passe au stade du "marcheur" et devrait, à moins de souffrir d'arthrite, d'arthrose, d'une paralysie, d'un handicap ou d'une phobie de l'asphalte, continuer de marcher jusqu'à son âge le plus avancé...

En tout cas, ici, si X-Boy POUVAIT marcher, on ne se stationnerait PAS tout près de l'entrée et on laisserait notre place "privilégiée" de stationnement-pour-handicapé (vignette blanche et bleue à l'appui) à ceux qui en ont RÉELLEMENT besoin. Et on serait fier d'arpenter le stationnement main dans la main et même, si le moment se présentait, on gambaderait comme des chevreuils sur le smoothie-protéiné.

Mais ce n'est pas le cas. (N'allez pas chercher vos mouchoirs, allons, vous savez tous (ou presque) que X-Boy se pose le fessier sur un fauteuil roulant.)

Quand je dois me stationner avec la X-Boy-Mobile, j'ai BESOIN du stationnement dédié et surtout, que ce stationnement soit assez large pour que je puisse y déployer la rampe située sur le côté de la minivan...

Alors toi, l'humain pressé d'aller acheter ta caisse de sirop de maïs pour faire ta tire Ste-Catherine (n'importe quoi, rigolons!), réfléchis 1 seconde quand tu te choisis une place de stationnement... Si tu décides de te garer DANS la place réservée qui a pourtant un logo assez évident (même si tu es daltonien, t'as pas d'excuse, ok!), tu es de UN, en INFRACTION. (Si la police passe et que je suis là au bon moment, je serai fière de te "stooler") et si de DEUX, tu te stationnes directement sur la ligne qui sépare "ma" place de la tienne, tu es une nuisance publique et tu m'empêches de sortir X-Boy de son bolide, car la rampe latérale va se déployer, certes, mais je ne pourrai PAS tourner le fauteuil roulant de fiston pour le débarquer de son piédestal mécanique.

Et à cause de toi, je devrai reculer dans un stationnement où circule une foule de clients en boxing day perpétuel qui attendent derrière moi que je me tasse pour prendre "ma" place (qui n'est pas la leur, à moins que) et qui ne comprennent pas que reculer une Minivan n'est pas aussi facile que de diriger une Mini Cooper...

Et quand j'aurai réussi à me libérer de ladite place, je devrai en trouver une tout au fond du stationnement, là où c'est presque le désert afin de m'assurer que je pourrai déployer la rampe et sortir mon gamin sans me causer un tour de reins et une crise de panique de "et si mon dos barre là, je fais quoi?"...

La cerise sur le sundae, et je parle par expérience, c'est qu'il se peut fort bien qu'après avoir fait mon périple aventurier pour acheter 3-4 gogosses utiles, que toi, humain-affectueux, même s'il y a une cinquantaine de places libres tout autour de la X-Boy-Mobile, tu te sois stationné "là". Juste à nos côtés. Et assurément du côté de la rampe.

Parce que bon, va savoir, tu te sentais seul dans ta marginalité de marcher dans un stationnement? Tu as peur que ton auto soit victime d'un accrochage, donc tu te réfugies à côté d'un pseudo-tank? Tu souffres du même problème affectif que la personne qui, lorsque tu vas au cinéma et que la salle est vide, viendra s'asseoir à mes côtés parce que je ne sais pas pourquoi, elle a besoin d'une présence?

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À l'aube de la frénésie du magasinage des fêtes, à l'aube des tempêtes de février qui transformeront les stationnements et les trottoirs en terrains risqués pour les marcheurs et les rouleurs-de-fauteuil, je te demande, à toi, humain-consommateur, d'être fier de ta liberté de marcheur.

De te rappeler que tu as cette chance incroyable de profiter de tes semelles pour les user.

D'ouvrir tes yeux pour remarquer si autour de toi, il y a une personne handicapée qui échangerait sa vignette contre ta capacité.

Et aussi, tant qu'à y être, lâche ton téléphone quand tu marches et tiens la porte (si elle n'est pas automatique) quand tu vois une X-Mom qui se démène à pousser un X-Boy-ultra-heureux-d'enlever-ses-bottes et de transformer sa mère en patère mobile...

Tu verras, en plus d'avoir pensé aux autres, tu recevras un large sourire rempli de gratitude en guise de remerciement...

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Et qui sait, peut-être que le Père Noël en sera informé et que tu recevras des petits souliers neufs pour continuer de marcher généreusement?




Donne-moi ton profil, je te dirai qui tu es...

Il y a une mouvance sur les réseaux sociaux (Facebook pour ne pas le nommer) qui vient me titiller la neurone intellectuelle depuis plusieurs mois...

En effet, cette manie qu'ont des milliers de personnes de partager allègrement le résultat des tests de personnalité qu'ils font me laisse perplexe.

A-t-on vraiment besoin de savoir quelle fée l'on serait si l'on vivait dans un film de Disney? De savoir de quoi on aurait l'air si on était une vedette de Hollywood? De se faire dire nos qualités par un algorithme qui, entre vous et moi, ne nous connaît ni d'Ève ni d'Adam ni du laitier???

Est-on seul à ce point dans notre société pour avoir besoin de se faire dire nos vérités, nos qualités, nos défauts, nos forces et nos faiblesses par un phénomène virtuel?

Les écrans deviennent trop souvent de réels écrans entre la réalité et la virtualité. Que nos centaines d'amis virtuels sachent que notre prénom signifie "déesse de l'amour" en arménien est-il si valorisant?

Laissez-moi être rétrograde... 

Quand j'étais ado et que j'achetais le "Filles d'Aujourd'hui" parce que sur la couverture, il y avait une photo de Tom Cruise, je ne disais à PERSONNE qu'en réalité, j'attendais avec impatience le moment où je m'enfermerais dans ma chambre avec une feuille mobile et un crayon (pas question que j'écrive dans ma revue, parce que ça biaiserait les réponses de mes amies...) et où je répondrais aux questionnaires qui me permettraient de savoir quel genre de meilleure amie j'étais ou si je serais jalouse lorsque j'aurais un amoureux...

Répondre à ce genre de questionnaires était un plaisir secret - presque coupable - et il faisait bon de garder les réponses pour moi, car ça m'appartenait. Et les réponses, je choisissais ou non de les partager avec mes amies, si la discussion s'y prêtait. 

Avec l'avènement des réseaux sociaux, on a également ce choix. Mais l'a-t-on vraiment quand "tout le monde partage" et que l'on ressent une pression inconsciente et constante de s'afficher sans réfléchir?

A-t-on réellement besoin de tous ces "j'aime" et de toutes ces réponses pour savoir qui l'on est réellement?

La question se pose, non?

En tout cas, moi, je me fous de savoir quel Beatle j'aurais été si j'avais fait partie du groupe. 

Tout ce que je sais, c'est que personne d'autre que moi ne peut me définir...  

Et que de façon bien paradoxale, j'expose des pans de mon cerveau sur une page virtuelle que vous tenez entre vos yeux en ce moment...

Du design propre!!!

Voici la première chronique: "Fais de ta maison un lieu design-style-pinterest-mais-à-un-prix-raisonnable-parce-que-comme-moi-t'es-pas-Gwyneth-ni-Marilou"! *

* Note en haut de page : titre sujet à changement sans préavis.

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Depuis que je suis partie en appartement, il y a de cela plus de 20 ans -eh oui -, une lutte intestine me gagne les entrailles quand il s'agit de trouver THE torchon/guénille/lingette de cuisine qui ne sentira pas le yable après une journée de frottage de vaisselle et/ou de comptoir...

Je crois avoir testé TOUTES les fibres textiles inimaginables, toutes les inventions, de la plus quétaine à la plus techno, pour torcher de façon royale les surfaces sur lesquelles je dépose ou garoche des aliments chaque jour. (hahah, je ne garoche rien, je vérifie votre niveau d'attention!).

Ainsi, sous le lavabo se retrouvaient des piles de guénilles en laine, en microfibre, en coton pas bio, en coton bio-sans-colorant-mais-trop-chères-pour-rien, en polyester et même, et ce pour faire plaisir à l'homme, des éponges synthétiques de toutes les couleurs qui ont été, et sont encore, un sujet de discorde entre nous deux. Car bon, les scientifiques affirment que les éponges sont de réels ramassis à bactéries, mais l'homme aime son éponge et refuse de changer sa méthode de nettoyage. Tous mes respects ici à un un homme de conviction. (tsss)

Mais voilà que depuis un an maintenant, le "dessour" (comme disent les vieux) du lavabo se voit bien dégarni puisqu'on y trouve, soit, les éponges multicolores, mais aussi une panoplie d'essuie-tout écologiques complètement révolutionnaires et géniaux!!!

(Même l'homme les a adoptés et la pile d'éponges diminue peu à peu. Oh yeah!)

De quoi parle-je donc? De cette gamme de produits de la marque québécoise KLIIN (je ne fais aucunement du placement de produits... mais tsé, on n'a plus de magasin général pour se jaser d'affaires de même...) qui m'a permis de faire la paix avec la recherche de la guénille idéale!

J'avais découvert ces essuie-tout lors d'une chronique d'émission de fin d'après-midi (être à la maison donne accès à une foule d'informations sauve-la-vie, hé) et je me disais que bon, ce serait encore une attrape-nigaud pour tous ceux qui veulent être plus verts...

Mais non, erreur. Ces petits carrés mignons faits de fibres à 100% naturelles sont réellement ultra-absorbants, sèchent en un rien de temps et ne sentent JAMAIS. Zou, on les mets dans la laveuse (mais JAMAIS dans la sécheuse, sinon ça rétrécit) et on s'en sert encore et encore.

Mon truc: j'en ai plusieurs que je dédie à des tâches spécifiques. Un pour laver les vitres, l'autre pour la baignoire, l'autre pour la vaisselle et un autre pour les dégâts.

Mon conseil: prenez ceux qui ont un verso de couleur, car les versos blancs grisonnent et c'est moins "instagrammable", pour ceux qui souffrent de cette maladie du partage en images.

Côté prix, ça vaut le coût! (hiiii) À 4.99$ le tit-carré qui te dure au moins un an (et survit à des centaines de lavage), rien n'égale ça!

Astuce écolo: j'offre souvent ces petites merveilles de la maison en guise de cadeau d'hôtesse. Contrairement aux bouteilles de vin ou aux fleurs, ça sert longtemps et ça permet à la guénille-qui-pue de perdre du terrain... faut faire place à la jeunesse!

Je vous mets le lien ici: https://kliin.co/


Puisque ça prend une intro...

En cette douce matinée de fin novembre (on est le 30, y'a pas plus final pour ce mois!), je me suis rappelée que l'écriture me faisait me sentir réellement mieux. 

Et je me suis questionnée. À savoir si j'allais reprendre le flambeau (plutôt éteint) de la plume de X-Mom, mon feu-personnage-autobiographiquement-anonyme (je ne disais que la vérité, jurépromiscraché!) pour partager avec un public (quand tu fais un blogue, c'est ce que tu vises, ben oui!) mes états d'âme et tout le toutim qui me passe par les neurones au fil des jours...

Et la réponse a été: nan. Plus envie de chausser les bottes de la "mère-seulement", de cette super-héroïne (rien de moins!) qui partageait avec vous le quotidien rocambolesque de la vie avec un X-Boy et un X-Man qui oui, sont toujours bien en vie et heureux de l'être. (vous pouvez respirez, ma famille tient toujours dans une belle case-chouchou!).

J'ai envie de dépasser mon statut de mère au foyer (décidément, il y a du champ lexical brûlant dans cette page, tssss) pour devenir une femme-d'action (hahahah!) ou plutôt, une femme-de-réflexions. 

Réflexions-réactions que je partagerai gracieusement avec vous (si une envie folle de me payer vous prends, je vous garoche mon numéro de carte de crédit!), parce que bon, écrire est chez moi un moteur. De même qu'un carburant.

M'asseoir devant un clavier pour y déposer des centaines de mots en quelques minutes est une source intarissable de pur bonheur pour mon cerveau débordant.

Et j'ai envie d'écrire des chroniques. D'où le pseudo *ultra-original, haha!* de Marie-Chroniqueuse. (le lien est magique, avouez!)

J'ai envie de faire de l'humeur et de l'humour sur l'actualité, sur mes sorties dans la faune publique et sur une foule de sujets xyz qui n'auront aucun lien entre eux. J'ai envie de rédiger des textes/critiques/appréciations/coups-de-coeur/coups-de-gueule comme si j'avais une tribune, comme une Pierre Foglia 100 ans plus jeune et ce, sans du tout prétendre lui arriver au xième centimètre de la cheville. 

On me dit souvent que je "devrais donc écrire dans une revue, un journal, tsé avec les études que tu as"... alors je vais faire comme si.

Et je vais être "de mon temps".

Soit une étoile filante du virtuelle, une Twitteuse de longue haleine. 
En un million de caractères.

Et avec du caractère, qui je l'espère, saura vous divertir, vous réveiller ou vous endormir.

À chacun ses besoins primaires.