Ce matin, je suis allée à la bibliothèque municipale.
Quel exploit, me direz-vous?
Eh bien oui. C'en est un dans notre chaumière...
Parce que bon, le conjoint étant représentant en librairie pour un grand diffuseur québécois, je ne manque jamais de lecture sur mes tables de chevet. Ni sur mon bureau. Ni sur la table de la cuisine. Ou dans le micro-ondes... C'est une blague chez nous, mais il y a tant de livres que parfois, on a envie d'en cacher là!
Bref, quand je veux lire, je n'ai qu'à étirer le bras et zou, je mets la main sur un roman, un livre pour tout-petit (pour les lectures ultra-rapides, hahah), un livre de cuisine, un documentaire (faut garder son intellect à la page, oooooh le jeu de mots!) ou une bande dessinée. Dans le dernier cas, il est assuré que ce livre se retrouvera sur le haut de ma pile "à lire". Car je ne m'en cacherai jamais, j'ai une affection toujours grandissante pour les cases et les richesses qui se retrouvent dessinées et écrites à l'intérieur.
Mais parfois, il y a des livres qui ne se retrouveront pas, comme par magie, sur la table du salon. (encore faudrait-il avoir une table de salon pour que ça arrive... avec un X-Boy dans le décor, la table de salon n'est pas envisageable... ça deviendrait pour lui un mur d'escalade (très bas, on en convient) de même qu'une surface de plus à gratter de ses ongles quasi félins tellement ils scrachent tout...) Et je dois soit a) me les procurer en librairie, soit b) aller à la bibliothèque. L'option a) serait idéale, mais avec un salaire au moulin, l'option b) s'avère beaucoup plus logique.
Toutefois, aller à la bibliothèque implique un travail de retenue immense pour ma boulimie littéraire. Quand je franchis les portes d'une bibliothèque, ça me donne envie de courir partout avec un panier d'épicerie et de le remplir du plus de livres possible!!! C'est presque de la torture mentale que de voir autant de bouquins que je n'ai pas lus et que je ne pourrai jamais tous lire en une seule vie. Et le fait de savoir que je peux louer 10 livres à la fois réactive ma fibre de "devoir scolaire" qui EXIGE que je "remplisse" correctement mon mandat...
Aujourd'hui, en franchissant les portes, je me suis dit que j'allais être raisonnable. Que je n'emprunterais que trois livres. Parce que sinon, je culpabilise si au bout du temps de location, je n'ai pas pu terminer les 10 livres empruntés. Je sais, c'est ridicule et je peux renouveler, mais je dois avoir un TOC dû à ma formation en littérature... Je sais que Pennac a fait une "charte" des droits du lecteur. Je la connais par coeur et je vais m'en sortir. Le drame n'est que banal, après tout.
Bref, quand je me suis retrouvée devant la bibliothécaire avec mes trois bandes dessinées, j'avais un sourire resplendissant. Rempli de fierté d'avoir tenu bon, d'avoir résisté à la tentation. Ooouh.
Au menu, j'ai donc trois oeuvres qui avaient retenu mon attention quand elles sont parues et j'ai décidé que tant qu'à avoir vaincu une déformation scolaire, j'allais enfin débuter ma "carrière" de critique littéraire, comme ça fait tant d'années que je me promets de le faire.
Donc, la prochaine fois que vous viendrez sur ce blogue, il y aura la critique de soit:
- Ma vie avec un scientifique de India Desjardins et Bach
- Blankets de Craig Thompson
- Vogue la valise de Iris.
* Sachez que Blankets (bd américaine) date de 2003 et est une traduction de l'anglais. (même si le titre est en anglais... mais ça, c'est un tic chez les Français...) Et que oui, je comprends la langue de Shakespeare, mais mon blogue s'adresse à des lecteurs francophones. Donc respect. Et hein, y'en a des tonnes de bons traducteurs, je suis un peu lasse des puristes qui disent que rien ne bat l'original. Et ça fait trop longtemps qu'on me dit qu'il FAUT que je le lise, alors c'est là que ça va se passer.
** Les deux autres titres sont des bd québécoises. Oui oui, parce qu'au Québec, il y a des supers bédéistes. Et de plus en plus, ça se confirme. Je vous en reparle.
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